mercredi 28 mai 2008
Terme d'ataraxie
J'en parle à mes amis, j'en parle aux inconnus,
Je parle d'elle encor, quand les autres m'oublient.
Je parle de son corps, de ses courbes, sa face,
J'en parle et je m'efface -hein ? Moi ? J'en parle plus.
Patience, me dit-elle; eh, à qui faire croire
Une telle folie ? Demander à Néron
D'attendre inspiration ? Demander à la nuit
De ne venir le soir ? Ou m'oublier mortel !
Que les gens ne croient pas que, en bon romantique,
J'exagère l'amour et en fait mon prénom !
Figurez-vous que, moi, avant cette supplique,
J'ignorais le parcours menant à la passion.
De découvrir alors que de tels sentiments
Pouvaient atteindre encore, après autant de temps,
Qui, de l'ataraxie, souffrait sans le vouloir,
Dit pourquoi je souris d'enfin les entrevoir !
samedi 24 mai 2008
Je ne fais que citer !
"L'amour, c'est plus c'que c'était, mon pauvre vieux." Simone de Beauvoir, Séline "Ta gueule et suce." Sartre, Les tiges de l'amour De nos jours, les relations amoureuses ne sont plus les mêmes.
Ah, le temps délicieux où les bras s’entrelaçaient dès la trois-cent cinquantième rencontre -c’est-à-dire trois mois après le mariage-, que les lèvres s’embrassaient avec ferveur -après la naissance du premier-né seulement- et que les tendres se nommaient rêveusement, que Roger disait « Adélaïde » avec dans la voix cette intonation virile qui faisait trembler l’estomac de la damoiselle, que celle-ci disait « Roger ! » en tentant d’enfoncer plus profondément dans l’esprit de son amant l’affection qu’elle lui portait. Quelle délicate et parfaite volupté emplissait ces êtres nimbés de lumière et de splendeur, qui voyaient dans l’horizon un avenir rayonnant où le Chat-machine pourrait régler toutes les rixes amoureuses qui auraient pu naître dans un couple instable -mais pas le leur !
Adélaïde Uncou et Roger Unaile se sont vus pour la première fois dans le parc d’Enghien-les-Bains, celui juste à côté du lac, vous voyez ? Non, pas celui-ci, sur la carte numéro 2 ! Voilà, là. Eh bien ils s’y sont rencontrés, donc.
Et Dieu me tripote moins que ces deux tendres -encore heureux, je ne suis pas précoce mais ’faudrait voir à pas m’exciter trop non plus, on a refait la tapisserie-, comme le bonheur sembla emplir la maisonnée !
Cela faisait un an qu’ils se rencontraient secrètement, marchant tranquillement mais passionnément, main dans la main, sans se dire un mot, plus rougeoyants qu’un staliniste pratiquant. Elle prétendait à l’attention de son père, aimant mais inquiet, qu’elle partait faire la cueillette des œillets -ce con ne savait pas qu’en hiver, ça ne se trouve plus-; l'amoureux avançait aux siens que le match de boxe/de foot/de trapèze avait changé de date, qu’il devait se dépêcher d’aller voir tout cela.
Il avait vingt-et-un ans, elle en avait dix-huit, mais sa chevelure argentée et dansante lui en donnait cinquante-cinq. Il n’avait pas de très bons yeux.
Finalement, les deux soupirants n’en purent plus, ne tinrent plus, et lorsque leurs pulsions prirent le pas sur leur raison, de cette flamme folle mais fabuleuse qui embrase tous ceux qui désirent s’embrasser, ils décidèrent, impudiques mais chargés d’un cœur qui ne supportait plus la distance maladive car morale, qu’il était temps pour eux de faire un pas en avant dans leur vie de couple. Il leur devenait intolérable qu’une telle fougue fût bridée, d’où un acte qui, aux yeux des biens pensants et des culs bénits, pourra paraître impropre à des gens qui n’avaient encore établi les liens du mariage, mais ils osèrent, transportés et enivrés, s’offrir l’un à l’autre… -brr ! il fait froid, ici, non ? Vous pouvez monter un peu le chauffage ? Merci.- les derniers tubes à la mode.
Parce que, oui, même en couple, quand on est con, on le reste.
Il fallut malgré tout, un jour, avouer cette passion aux parents. Ce fut une dure épreuve, mais Roger osa aller voir ces gens fortunés, qui lui offriraient alors une très jolie dot, parce que ‘faut pas déconner, avoir un cul gratuit, c’est bien, mais si en plus on y gagne un bon paquet, là, non mais quand même.
Le père fut tout d’abord réticent : « Qu’est-ce qui me prouve que vous traiterez ma fille correctement, bas que vous êtes ? » Il répondit : « C’est que je suis toujours haut. »
Le père continua : « Mais enfin, avez-vous un travail, au moins ? » « Non, mes parents sont riches » fit, intelligent et fin, Unaile.
Finalement, ne trouvant plus qu’un unique argument, Martin Uncou lui fit : « Ecoutez, vous poussez un peu, vous ne pouvez pas prendre ma fille ! » Et Roger répliqua : « Je peux la prendre, je veux tirer Uncou. »
Après cette phrase d’une force spirituelle et d’une réflexion sans égale, Martin dut admettre l’évidence : sa fille avait trouvé son prince charmant. Ils vivraient ensemble et heureux, toute leur vie, fidèles et attendris, doux et choyés l’un par l’autre. Leurs enfants seraient admirés par les autres enfants et les enfants des autres. Il accepta.
Quinze ans plus tard, avec onze chiards et une dysenterie, le couple vivait dans le bonheur, connaissant une foi profonde dans l’avenir, avec la vieille ridée qui ne tirait plus aucun coup, et le vieux richard -son père était riche, suivez un peu !- qui s’était tiré. Avec plusieurs femmes, d’ailleurs, ce qui prouve la valeur morale complète de l’homme sur la dame : nous ne coucherons jamais avec un vieux croulant juste parce qu’il est riche. Ca ne se voit pas.
Alors que, comme je le disais au début, je crois, à moins que je ne parlasse de délicates senteurs parfumées provenant du restaurant en face, mais non, laissez-moi me relire, euh, mh, mh… Ah, voilà ! Oui, je parlais donc des amours actuelles, qui sont moins biens que les anciennes, et tout, hum…
De nos jours, tout cela n’a plus lieu face à face. L’avantage de l’haleine est donc perdu, on ne peut plus savoir si la personne pue de la gueule ou a simplement mangé de l’ail. Aujourd’hui, un détail aussi primordial se perd dans les tourments futiles de rencontres qui s’organisent après des mois de discussions sur Internet. En effet, éprouvés par la bêtise et la bassesse des autres Hommes, une jeune fille et un jeune garçon trouvent un salutaire repos dans ces terres ineptes que sont les forums et autres chattes, mais pas la mienne, elle est sur mes genoux.
Leur permettant d’écrire et de se forger un intellect complet, de réfléchir à leurs dires avant de les prononcer (oui, si jamais vous mettez « ton cul me plaît », vous pouvez toujours effacer et remplacer par « la splendeur de vos yeux est telle que les miens ne peuvent que se baisser devant tant de magnificence. Tournez-vous, maintenant. Si, si, tournez-vous ! »), ils créent une imbécile manie qu’est le tact, inutile et stupide en société.
Rencontrant, ainsi, le jeune garçon, la jeune fille apprend que ses souffrances parmi les cons (soyons clairs, je ne leur en veux pas, je dis ce qui est. D’ailleurs poussez-vous, parce que, vous, vous avez mangé de l’ail) ont été partagées par d’autres êtres; le jeune garçon, quant à lui, apprend que les femmes peuvent comprendre et apprécier les hommes tels que lui, et son cœur sursaute dans sa poitrine de se rendre compte que l’amour peut atteindre jusqu’au plus exclu des enfants. La jeune fille, quant à elle, angoissée par toutes ces frayeurs que les petites de son âge reçoivent quotidiennement et constamment, trouve là un repos et une écoute qui lui font oublier que la veille, Suce-y a dit à Scie-mone qu’elle était, tu vois, la plus grosse conne, genre, et p’is, tu vois, ouais, c’est trop ça, tu vois, et que Scie-mone avait répondu à Suce-y qu’elle était elle la plus grosse, tu vois, conne, genre, tu vois, tu, tu vois, vois, genre. Et p’is.
Transportés de douceur et d’enthousiasme, ils avouent leurs fantasmes, moins inquiétés par la distance que leur confère cet écran, leurs passions, leurs désirs, leurs frayeurs, sans honte, car ils sont trop éloignés pour craindre une moquerie ou une insulte. Et la honte, messieurs-dames, c’est-ce qu’il y a de plus important en ce monde; car oui, un Homme sans la honte, c’est comme un pétunia sans aspirateur, ça dépérit. D’ailleurs, mon pétunia tient super bien depuis que je lui ai mis le Slurpouille machine 3000+à côté de son pot, il est redevenu marron, comme aux anciens jours.
Enfin reconnus et connus pleinement pour ce qu’ils sont en eux-mêmes, reconnaissant leurs valeurs et leurs défauts, admettant leurs méfaits et se les pardonnant, ils peuvent ainsi avancer dans la vie avec confiance et foi, croyant y trouver enfin des êtres qui pourront leur fournir une écoute attentive et une attention écoutante, redevenant humanistes et ouverts.
Plus tard, près de cinq mois plus tard, alors que leurs liens se sont étoffés, ils s’avoueront leur amour mutuel. Ils n’auront même pas vu le visage de l’autre, chose répugnante s’il en est, parce qu’on ne sait même pas à quoi il peut ressembler ! Imaginez que le jeune garçon ait le visage d’Andy Wachowski ! Non, je n’ai jamais vu son visage, mais quand on fait de la merde, on doit avoir une tête de cul. Bon, dans ce cas, le jeune garçon ressemblait à Daniel Radcliffe sans les lunettes, c’est vrai… Mais ça ne change rien, car la jeune fille peut toujours ressembler à George Clooney ! Il est superbement beau, tant que moi-même je sens que mes sphincters rectaux se détendent pour lui faciliter le travail, je le sais, mais une fille qui a son visage, bof. Le cas précis que nous narrons concerne une jeune fille avec des traits fins, des yeux pleins, un goût délicieux vestimentaire, et des lèvres douces et délicates, qui font vouloir les effleurer plus que les embrasser… Mais ce n’est qu’un exemple, où je n’ai pas eu de chance, quoi ! Ce n’est pas comme si, de toute façon, leur amour était tel que le moindre visage leur aurait paru sublime !… Ah, Thierry, il semblerait que… ah, si, en effet, on me prévient dans mon oreillette… Bon ben pouf pouf, alors.
Ce n’est qu’aux alentours de leur première année de relation distante qu’ils décideront de se voir pour la première fois. Ils se donnent rendez-vous à Paris, dans un petit restaurant délicat où le mets est sobre mais très bon, et la table simple mais douce. Il manque d’argent, en ce moment, le jeune homme, mais il se démène pour récupérer, par sacrifices multiples mais prudents, une somme qui suffira à la servir toute la journée. Elle, elle passe plusieurs heures à se vêtir et se faire belle, mais non par coquetterie, bien par terreur de ne pas lui plaire, quand le velours de sa peau aurait pu faire passer sa nudité pour un habit de soie, quand son visage seul, adorable et délicieux, empli de traits adoucis par de la tristesse jeune et du bonheur récent, ferait la fierté de tous les taxidermistes, même les jaunes.
Ils se voient. Ils se font une bise timide, rougeoyant, ces pauvres chastes. Il l’invite à la table en tirant gentiment sa chaise, elle s’asseoit en tentant érotiquement de mettre ses fesses en valeur pour attirer sur elle les regards de son amant distant, alors que, tout ce qu’il regarde, plus qu’une partie de son corps, c’est elle, rien qu’elle. Il paie le serveur, ils ont merveilleusement bien mangé, et il la raccompagne, en train, jusque chez elle. Elle habite chez ses parents, mais ils sont absents pour la journée, et même la nuit, apprend-elle soudain, car le hasard devient la Fortune quand deux cœurs tendres se rencontrent, et elle lui demande de la suivre pour qu’il visite. Une fois à l’intérieur, ils parlent, assis pendant plusieurs longues minutes, et tremblent de ce que leur fougue leur dicte. Sa robe, qui se secoue de là à là, voir figure 1, décrit des courbes magnifiques qui engendrent chez le jeune garçon une réaction que l’on peut voir sur le graphique 2, voir figure 5, parce que c’est un joli chiffre. Alors, tandis qu’elle marque un nouveau silence, il s’avance doucement vers elle et l’embrasse. Leurs yeux se ferment, et dix minutes passent sans que leurs baisers ni leur étreinte ne cesse. Ils s’aiment, ils se fascinent, et, pris d’un instinct de folie qui dépasserait celle de Xavier Bertrand, qui a oublié d’être con puisqu’il l’est trop pour s’en souvenir, ils s’enlacent avec une violence de vierges entraînés dans les flots de l’amour charnel puissant, résultant d’une année passée à rêver de l’autre chaque nuit, et de toucher ces zones qui se disent interdites en imaginant que c’est la main de l’autre qui nous transporte dans un état d’extase si ultime. Et pour la première fois, il met sa main dans son pilou-pilou, elle sur son zigounin, et de ce simple éclat manuel, qui ferait oublier à Joseph qu’il est charpentier, ils jouissent ensemble. Alors, se regardant, après que le garçon se fut essuyé quand même parce que c’est crade, il entre en elle avec tendresse, pour ne lui faire subir aucune douleur, et entre avec elle dans la contemplation du plus grand des plaisirs.
Et c’est pas pour dire, mais cette journée ne passera pas la nuit.
Celui-ci... je pense l'avoir un peu raté. J'ai été beaucoup trop vulgaire, je trouve. J'ai trop exagéré les points charnels, la fin est bâclée (j'avoue que j'en avais un peu marre...) et bon... voilà, quoi... :/ D'ailleurs la fin est tellement mauvaise que je l'ai effacée \o/
Soirée
Celui que j'ai le mieux réussi, je pense; j'ai réussi à rester assez calme quant à la vulgarité, mais à y insérer quelques degrés de vice, on va dire.
Je n’ai pas envie de parler de quoi que ce soit ce soir. Non, non, n’insistez pas, c’est non. Je refuse.
Pourquoi ? Comment ça, « pourquoi » ? Monsieur, déjà, permettez-moi de vous interdire de m’apostropher ainsi, c’est tellement vulgaire et charnel, mon Dieu, si vous voulez me toucher le pilou, je vous en prie, pas ici, nous sommes trop nombreux.
Non, non, c’est simplement que, ce soir, je ne me sens pas du tout d’humeur à vous raconter quoi que ce soit.
… enfin, si, peut-être cette petite anecdote que j’ai vécue, l’autre jour… Mais non, non, elle n’est pas vraiment importan –donc, disais-je, l’autre jour, je marchais, dans la nuit noire et froide, plongé dans cette ombre omniprésente qu’est le soir, et où la détente claire née de la fraîcheur des alentours et le silence des vivants emplit nos âmes de pauvres hères, désespérés et latents, mais qui patientent ardemment en espérant atteindre, un jour, peut-être, un état de contentement et de joie qui pourra nous faire oublier jusqu’à –oserais-je le dire ?- jusqu’à Zidane.
Or, voilà-t-y pas, puisque je parle de lui –car oui, car quand on parle du loup, on entend jouir la louve-, en effet, disais-je donc avant que ma libido n’entre en mouvement d’elle seule, et hélas il n’y a personne devant moi, ni derrière, -pouf pouf. Je disais donc, pensant à ce cher Zizinédine, je voyais quelque chose qui avait un lien direct : trois chiens bousculaient une petite balle de tennis avec leurs museaux.
Lorsque je vis cet étal d’inventivité dans l’esprit d’animaux, de bêtes, de ces choses qui sont censées n’avoir pas d’âme, en tout cas pas d’esprit, et qui n’ont de goût que dans nos assiettes, je me dis : « Seigneur, quelle merveille, tu as conféré à des incapables de nature le talent de créer, d’inventer, de réfléchir sur un sport, sur une passion ! Tu leur as offert la possibilité de vivre dans un but précis, de vivre pour quelque chose, et non pas de subir la vie ! O, Dieu en qui je ne crois même pas, bravo, quel miracle ! »
Et Dieu me répondit –oui, nous avons des relations très proches, non pas très proches dans le sens qu’il me léchouille le sternum et que je lui taquine le scrotum, mais très proches dans le sens spirituel du terme, coucou, coucou, ça va, ça va, et toi, ça va, quoi- il me répondit, donc : « Mon fils, regarde un peu à quoi qu’ils jouent, et dis-moi si tu crois encore que j’ai fait un miracle. »
Examinant alors plus attentivement, je vis avec stupéfaction les bestioles se passer la ballinette (c’est une petite balle) et tenter de la faire passer sous une petite grille. Je me tournai alors vers Dieu, et pointai un doigt accusateur sur son visage : « Eh, t’as fait entrer le foot dans la cervelle de ces pauvres mammifères ! Ca va pas, non ? » Et lui de me répondre, tout piteux de honte, de dégoût et de désespoir : « Oui, mais j’ai fait une gaffe, j’ai voulu envoyer ces chiens sauver un aveugle, un bébé dans un incendie et un chanteur de la Star Academy à retrouver ses neurones (oui, car Dieu croit encore aux miracles, à son âge), et je m’ai trompé… »
Dans ma grande mansuétude, dans ma magnanimité et ma grandeur d’âme, j’excusai alors Dieu, lui disant : « Tu es pardonné, mon père, car le Dieu est un être d’erreur. Il lui arrive de se méprendre, et de créer ce qui aurait dû demeurer dans le néant. Alors repens-toi, mon père, et comprends ta faute ; alors elle n’en sera plus une. »
Mais j’lui ai quand même donné un coup de pied au cul, parce que, bon, une connerie, ça s’excuse, mais propager le foot, là, bon, hein.
Donc voilà, c’était ça que je voulais raconter.
Mais j’étais pas censé rien avoir envie de vous dire, à vous ? Petits coquins que vous êtes, vous avez profité de ma faiblesse et ma naïveté innocente et enfantine ! Bande de tricheurs, vous saviez que mon éloquence inimitable, géniale et grandiose ne pouvait qu’entraîner mes paroles et pousser un être d’une fragilité mais d’un esprit tel que le mien à broder les traits écrits et fabuleux qui le rendent si célèbre de par le monde, et qui font que les femmes le désirent, les hommes le veulent et les enfants l’embrassent –pas ici, mes chéris, retournez voir ce cher Jackson, il vous offrira des sucettes. Partout sur Terre, il est adulé, les gens se pressent rien que pour apercevoir un bout de sa peau, des foules entières se créent lorsque son nom seul est prononcé, des populations passionnées criant son nom, « John ! John ! John ! » La fin des guerres lorsque je le proclame, la fortune pour qui me la demande, l’orgasme pour qui se fait titiller le minou par mes soins !
Oui, car je suis Homme ! Contemplez ma grandeur, jouissez de ma splendeur, demandez-moi l’heure, et n’ayez pas peur !
Plus sérieusement, vous êtes malins, dites… moi qui voulais me taire, ce soir, je n’ai pas réussi à tenir ma langue, encore moins que si Maria Carey se mettait toute nue devant moi.
J’ai le moineau qui gigote, ce soir, dis donc ! Je parais encore plus obsédé que Cauet n’est un abruti débile et lobotomisé ! Il va falloir que je calme mes ardeurs, ou je risque de retrouver toutes mes lectrices dans ma loge tout à l’heure, se battant pour mon corps torride, viril et trempé de sueur…
En plus, il y a le champagne, dans ma chambre, et trois masseuses Thaïlandaises, ainsi que trois écrans plats –des home cinema, plutôt… Enfin, bref, j’ai tout ce qu’il faut pour passer d’agréables moments, plongés dans une romance délicieuse et un amour pur et vierge.
Et puis, c'est pas pour cafter, mais mes voisins sans-papiers, ils ont pas formé leurs bataillons !
R-art-té
C'est mon premier "récit", et... ben j'en suis que moyennement content. J'ai pas bien conservé l'esprit Desprogien. J'ai bien joué sur le caractère sarcastique, mais... "scénaristique", je vais dire, non.
A notre époque merveilleuse, où l'eau magique roucoule et où la colombe diarrhéique coule, nous sommes sur le point d'atteindre l'ultime but de tout être humain. En effet, l'Art, sous de multiples formes, sera universel et partagé pour tous, à tous.
Pas plus tard qu'hier, mon cuisinier –oui, parce que quelqu'un de mon rang ne cuisine pas lui-même, s'il vous plaît, l'Art est à tous, mais restons à nos places, merci- me disait déjà : "Mais monsieur, c'est tout un art, de cuisiner !" avant de m'apporter une moitié de cornichon aigre sur une moitié d'œuf foutreux de coq pour entrée; alors, si ça, c'est de l'art, pardon, mais c'est bien du partage !
N'exagérons rien, la cuisine du pauvre n'est pas artistique. Pourquoi ? Mais parce qu'il est pauvre, et que comme tous les gens de son milieu, il se nourrit de pâtes, parfois tristement accompagnées de fromage, ou de riz, rarement autrement que servi seul, ou de couscous, s'il est malien ou aliéné; alors qu'il pourrait –étrange espèce que le pauvre, vous ne trouvez pas ? D'autant qu'aucun de mes amis n'est pauvre, si ça ne prouve pas quelque chose, c'est que mon chat est un chien-, comme tout être civilisé, choisir de délectables travers de porc, si frais que la merde est encore odorante, de la délicieuse langue de bœuf, qui transpire dans la bouche, ou du bon miel, fabuleuse chose qui n'est jamais que du vomi d'abeille.
Mais revenons-en à l'Art, car il est facile de me couper la parole, je suis très chiant là-dessus, je me dis souvent : "la parole est aisée, mais ferme ta gueule !"
Mais revenons-en à l'Art, disais-je pas plus tard qu'il y a quelques secondes. La preuve de son partage et de son applicabilité spirituelle jusque chez ces jeunes âmes tourmentées, aussi talentueuses pour écrire, chanter, composer, créer qu'un dromadaire pour coudre, je l'ai trouvée chez une superbe et plantureuse enfant.
Alors que mon travail m'oblige à suivre les transports en commun –activité détestable s'il en est, car le visage splendide et joyeux des autres usagers nous fait regretter l'inéluctabilité pourtant trop tardive de leur mort-, une délicieuse adolescente monta dans le but et, avec une prestance et une douceur qui auraient plus ému qu'un tétraplégique séropositif, elle sortit de son de son sac un "aïpaude", et mit ses écouteurs sur son crâne vide, alluma sa grange à fiente et permit à ses couilles auditives –elles étaient poilues- d'éructer une insipidité maladive jusque dans nos compagnes.
Ecoeuré par la qualité plus que chieuse de son son –et non pas son ton, qu'on se comprenne-, je me décidai à l'apostropher élégamment et poliment, car même les connes peuvent mériter notre respect –encore que… si ce n'était, remarquez, sa paire fabuleuse, sensuelle et grosse de yeux, je n'eusse été certainement aussi tendre à son égard, quand un rat en aurait peut-être mérité plus.
L'apostrophant, donc, ainsi : "Damoiselle, votre regard de velours et le merveilleux de vos courbes, la finesse de vos contours et la beauté de vos traits ne devraient être dénaturés par d'aussi mauvais goûts; pourriez-vous, je vous en prie, baisser, voire éteindre cette incongruité, qui jure terriblement avec votre aspect ?". Je me rendis soudain compte qu'elle avait attendu la fin de ma virgule –pardon, de mon apostrophe pour retirer une oreillette, et me grincer un "Hein ?" dégueulasse s'il en est, tant que même Saint-Pierre l'aurait giflée. Trois fois.
La bête n'avait rien entendu, car le volume insipide et crachable de sa musique de merde qui n'en mérite même pas le nom –de musique, hein, pas de merde, entendons-nous- lui avait caché le superbe et mirifique compliment que je lui avais composé. Cette bovine avinée –ou cette ovine basanée, au choix- m'écoutant toutefois enfin, je lui répétais mon désir de voir cette pissure de pigeon disparaître –dans des termes, bien entendu, beaucoup plus avenants et sobres, je demeure un être cultivé et fier, je ne pourrais sembler devant quiconque autrement.
Et bien figurez-vous que la belle me répondit, d'une voix plus gracieuse qu'un moteur de tracteur, tenez-vous bien, elle répondit :"Quoi ? T'aimes pas David Ghetto ?"
Surpris par une chose si naïve, j'expliquai : "Ce n'est pas le problème, belle enfant, il se trouve que c'est la force de votre écoute qui entraîne chez moi tant dédain, excusez-m'en."
Et là, dans son regard, j'ai cru voir comme quelque chose de… non, pas d'humain, mais… de poisson –oui, c'est ça ! De truite ! Et alors qu'elle allait enfin conclure cette affaire en m'envoyant paître ou en acceptant ma requête; quelque chose se passa.
Dans sa poche, quelque chose vibra. Loin de moi toute idée scabreuse, mais quand on sait que la première fois des filles, de nos jours, arrive aux alentours de six ans –et demi-, on peut légitimement penser qu'elle avait, par étourderie pure, laissé sa bite électrique allumée. Puis, la femme, me surprenant davantage, parla seule ! Oui, cela me faisait enfin comprendre le véritable sens de son imbécillité, car elle était tout bonnement schizophrène ! Eclairé et rasséréné, je remarquais que sa discussion semblait vraiment avoir lieu avec quelqu'un d'autre, ce qui me fit comprendre la gravité de son état. Je ne risquais pas d'être tranquille malgré tout, puisque son volume vocal dépassait celui de sa merde rythmique. Et l'odeur, aussi.
Excusant cela –car elle est malade, la pauvre-, je demandai à un ami de me prêter son propre téléphone –oui, car je n'en ai pas, j'ai encore envie de conserver mes neurones, je sais, c'est un attachement futile, mais que voulez-vous ?-, et j'appelai un hôpital psychiatrique proche. Je leur expliquai le cas de schizophrénie, leur précisai qu'elle risquait d'être dangereuse, et qu'il fallait la faire interner au plus vite avant qu'elle n'engendrât des morts. J'indiquai également son signalement et l'endroit et l'heure auxquels ils pourraient la retrouver.
Ainsi, arrivant au terminus, je la vis, hurlant à la mort et se débattant dans des spasmes et un état épileptiques effroyables, se faire gentiment emporter par deux infirmiers montés comme des taureaux au niveau des épaules. Ils l'emportèrent avec violence, mais celle-ci était nécessaire pour le bien de la pauvre petite.
Heureux de ma bonne action et de ma compassion pour les handicapés mentaux graves, je passai une magnifique journée, fort agréable. Car oui, faire du bien est aussi une activité très plaisante, c'est ma femme qui me le dit. Mais pas forcément pour la femme de Sarkozy, si sa quéquette est proportionnelle à sa taille.
Et puis, c'est pas pour cafter, mais mes voisins sans-papiers, ils ont pas formé leurs bataillons !
Nouveau lien
Bon, le blog est pas très actif, je l'avoue... mais c'est pas comme s'il était très suivi non plus, de toute façon ! :p
Je voulais ajouter un petit blog très agréable que j'ai trouvé sur Internet : le Journal de Cyrielle ! :p Dans la catégorie "dessineux"
J'ai été séduit par son style très doux et féminin ! ^^ Ca m'a bien plus ! Oh, et Kik : elle a fait des études de dessin, elle aussi ! :p
M'enfin, je me suis rendu compte qu'elle était très lue... J'ai essayé de comprendre les raisons de son succès et du peu d'importance -certainement légitime- de mon propre blog :
1/ elle met à jour plus souvent que moi
2/ elle fait du dessin, et rien que ça ça ajoute beaucoup de monde
3/ je fais dans l'écrit, et rien que ça ça en enlève beaucoup XD
4/ elle parle beaucoup de sa propre vie, ce qui peut grandement attirer également...
5/ elle a l'air très sympathique et douce, ce que je ne peux pas vraiment prouver à travers des poèmes ou des fictions...
Donc voilà ! J'ai aussi pris la décision que... ben étant donné que Mytho et moi sommes les seuls auteurs, en ce moment, et ce depuis quand même pas mal de temps, j'allais demander à chaque membre s'il tenait encore tant à rester ici. Si non, ils seront libres de le quitter.
Voilà, je vais enfin avoir plus de temps (mes partiels de Droit son finis mardi), et je vais alors pouvoir m'offrir, également, plus d'instants créatifs ! ^^
Oh, et puis je vais rajouter mon pastiche Desprogien, tant que j'y suis... je les mets tous, allons-y ! :D
lundi 12 mai 2008
Fournaise nocturne
L'ombre s'est répandue sur l'allée de lumière
Que l'heure clignotante envoie sur mon plafond;
Dans mon lit, blotti, nu, je crois que je m'y perds.
Un chœur de moutons chante, une voix baryton
Dans la gorge, plutôt que de sauter les barres;
Je ne les compte plus, ils sont bien trop nombreux,
Trop bruyants, beaucoup trop. Je reste dans le noir
Illuminé, tout nu, par cet écran laiteux,
Je meurs de chaud la nuit, le temps me paraît long,
Toutes mes pensées ruent vers un unique fait.
De cela, j'en déduis quel peut être le nom,
Lors que moi, je suis nu, de ce sublime souhait.
La fenêtre est ouverte, et le ventilo tourne;
Malgré tout ça, je sue à gigantesques gouttes.
Je perds de beaucoup, cert's, quand mes songes s'enfournent
Dans mon esprit, tout nu, éveillé, plein de doutes.
Je ne dors plus, la nudité
De mes habits me fait hurler;
Je suis tout nu, semi-brûlé
Par une nuit pas souhaitée.
Je crois en un rêve pleuré,
Seul que je fais, bien éveillé;
C'est fort malsain, mais demandé
Que ce lourd souhait que j'ai créé.
Je pense à elle, et, étourdi,
Je crois l'avoir nue dans mon lit;
Là, toute belle, elle sourit
D'enfin me voir; grand bien m'y fit.
samedi 10 mai 2008
Court-métrage
Certains d'entre vous le savent déjà, mais j'ai le projet de devenir réalisateur en plus d'écrivain, actuellement.
J'ai donc tourné un court-métrage TRES très court, et qui ne consiste qu'en un montage, pas vraiment plus... Mais l'idée m'avait plu, donc je m'étais lancé !
Le voilà !
http://www.youtube.com/watch?v=jVjZfqS1SKw
Voilà ! C'est simple, en vrai, mais je voulais créer quelque chose, tout bonnement.
dimanche 4 mai 2008
Encore... un concours
Il y eut, à Gomorrhe, en des temps abhorrés
Des hommes vertueux, un havre diabolique,
Place de perdition des esprits réprouvés,
Où allaient et venaient des femmes magnifiques.
Loin des regards virils, les désirs, la tendresse,
Le véritable amour, s'exprimaient librement.
Folle, qui de l'homme désire la rudesse
De l'étreinte ! Sage, qui se livre gaîment,
Ingénue et candide, en sa belle jeunesse,
Aux caresses amies et aux plaisirs changeants !
Les aînées attisent, par de chaudes promesses,
Les corps des cadettes, qui se plient franchement.
Les mains et les bouches s'unissent dans l'ivresse
Des sens. Les délices s'élèvent lentement
Jusqu'au sublime Cri. Avec une paresse
Fiévreuse, les êtres choient langoureusement.
Joie et félicité à Sodome et Gomorrhe !
C'est pour notre bonheur que le Dieu nous abhorre !
Lorsqu'il les aperçut, d'horreur il fut figé ;
La révulsion le prit ; il unit feu et soufre
En une montagne. Il frappa sans pitié
La cité des plaisirs. « J'ai dit : que l'Homme souffre. »
Je n'avais aucune idée pour le concours de Poésie en liberté, et c'est Vaiana qui m'a "commandé" ce texte, grâces lui soient rendues ! Pour ma part, je trouve ce texte moyen, mais je me suis beaucoup amusé à l'écrire.