vendredi 18 janvier 2008
A la croisée des mondes
Ce livre a été écrit par Philip Pullman, un auteur britannique, qui, pour cette trilogie, a reçu de nombreux prix, et vu son oeuvre transposée au théâtre et au cinéma... à très juste titre.
Lyra, une jeune enfant vive et tétue, est entraînée dans une aventure grandiose et monumentale, qui, loin de lui faire simplement combattre des "méchants", la fera défier "Dieu" lui-même, les religieux et toutes autres sortes d'institutions croyantes.
Ce livre... est magnifique. Nul autre terme existe, sauf s'il s'avère plus mélioratif encore.
Loin de se contenter de présenter des scènes d'action, de rire, d'amour, etc... il joue sur un thème profond et complexe, et ose avancer des faits sensibles, tels que l'inexistence de toute divinité, qui ne serait qu'une Autorité, qu'un ange qui aurait usurpé un titre divin, faisant croire à tous qu'il était le Créateur, alors que lui-même n'est que le résultat de l'évolution.
Outre le caractère religieux, passionnant, fascinant et réellement génial, on approche également énormément de multiples critères humains et primordiaux.
Les humains du monde de Lyra voient leur âme dissociée d'eux-mêmes, qui sont alors des "daemons", des créatures zoomorphes, qui, avant l'adolescence, sont polymorphes également. Cette idée de discerner aussi concrètement l'âme du corps entraîne des réflexions véritablement profondes. De plus, l'on apprend que l'être humain serait composé de son corps, de cette âme, et d'une autre "substance", pour rester cartésien, qui serait l'essence qui se retrouverait dans le monde des morts.
Le point de l'adolescence, également, est crucial; il est l'époque des péchés pour les adultes fanatiques, et de la perte d'un daemon polymorphe pour tous; cette idée que notre âme reste définitivement constante alors après cette époque est, elle aussi, fort profonde. Les premières pulsions, les relents du désir, de l'amour, etc... naissent, et entraînent le péché pour les uns, le contraire pour des gens plus libéraux, moins fanatiques.
La science a également une place primordiale. Pullman ne se contente pas d'inventer une histoire, il se base sur des connaissances véridiques, utilisant le terme de "Poussière" pour désigner la matière d'ombre, jouant sur l'attraction de la matière à la matière, sur des phénomènes météorologiques, physiques, chimiques, géologiques, etc...
Toute son oeuvre est si merveilleusement fournie sur ce point qu'elle en devient pleinement plausible; il joue tellement bien le rôle du crédible que l'on pourrait le croire -et c'est bien là la preuve d'un talent sans égal.
Et la fin... ah ! Seigneur, la fin ! Je crois n'avoir jamais désiré autant pouvoir moi-même choisir la fin d'une oeuvre, et hué, spolié et critiqué un tel résultat; mais mon engouement, dépréciatif, certainement, n'en demeurait pas moins admiratif et passioné, car qui mieux qu'un excellent auteur sait nous faire ressentir les choses les plus fortes et graves, même lorsqu'elles entraînent en nous de la colère, de la haine ? Si un écrivain sait se faire haïr de son lecteur, alors il a néanmoins réussi brillamment; et je le sais bien, c'est pourquoi je suis désormais un grand adorateur et admirateur de Philip Pullman. A tout jamais. Je vais très bientôt me procurer le plus prestement la collection complète de ses oeuvres relatives à la Croisée des mondes...
Si je devais le noter ? Je ne le ferais pas; c'est à l'auteur même de noter ses lecteurs quand il atteint un tel niveau; c'est à lui de voir si le lecteur a compris les sens et les complexes qui naissent de ses écrits.
J'ai encore aujourd'hui un poids affreux qui me pèse. Certains glands pourront me trouver fou ou exagératif de ressentir avec une telle vigueur la lecture d'un bouquin, mais je les emmerde. J'ai été monstrueusement marqué, et je le resterai longtemps.
mardi 9 mai 2006
Le Monde de Narnia
Un livre que j'ai lu après avoir entendu tant parler du film, qui m'intriguait, et semblait bien...
Honnêtement, je n'ai pas aimé. Pour commencer, c'est beaucoup, beaucoup trop enfantin. Ce sont vraiment aux jeunes que l'on doit lire ce genre de choses; ceux qui aiment Hugo et n'aiment que ce style vomiront. Moi, j'ai trouvé ça presque nigaud.
Ensuite, le scénario... Simpliste, et trop peu précis ! Rapide ! Discret ! L'auteur passe d'un fait à un autre, sans tenir vraiment compte des faits qui ont déjà eu lieu auparavant ! la venue du Père Noël surprend déjà, mais que les enfants en soient si peu émus... Ils le sont ! Mais ça passe vite... Trop vite ! C'est trop irréaliste, trop exagéré ! On me dira que c'est un scénario avec des lions qui parlent, des bêtes inventées et ce genre de choses; mais même la fiction se doit de rester réelle !
En gros, je l'ai trouvé plutôt bof. Qui sait, peut-être est-ce un histoire à films, pas à livre ?
Sonic Heroes
RAAAAAAAH !!!
Jeu jouissif sous de nombreux points, mes amis, de nombreux points !
Commençons par une explication.
Ce jeu est la suite de "Sonic Adventures 2". Nous retrouvons bien entendu Sonic, Tails et Knuckles, qui sont des vétérans, mais aussi Shadow -oui oui !!-, Rouge, Amy, Big -du 1-, Cream -de Sonic Advance-... Bref, une flopée de personnages, qui vont s'allier en trios pour parvenir à déjouer les plans d'Eggman ! Mais adviendra alors quelque chose de surprenant : l'arrivée d'un ennemi que l'on avait cru disparu...
Voyons voir les graphismes, point le moins important pour moi dans un jeu -sauf s'ils sont laids à en crever.
Sublimes ! Magnifiques ! On remarque, comme d'habitude, quelques petits bugs d'affichage -mains dans le nez, personnages collés...- mais quand on voit Sonic foncer à 24651.243123.014 km.h-1, on se dit qu'il y a de bonnes raisons... Et justement, sur ce point, l'affichage à une telle rapidité est PARFAIT !! Les ennemis sont un peu trop uniformes à mon goût -robots qui se ressemblent tous...
Ensuite, la musique...
TEAM DAAARK ! J'adore ! Le style des Sonic est toujours présents : on assiste à des musiques parfois ajoutés à des chansons, mais toujours dansantes, et en rapport total avec le niveau ou la cinématique.
La maniabilité...
C'est du Sonic, quoi : 'faut s'habituer à la vitesse, aux surprises, aux pièges ! Y en a partout, et ça fait pas de cadeaux! ;) Mais en somme, avec la manette Gamecube, y a jamais de vrai problème de maniabilité, dans un jeu; c'est donc simple à manier au bout d'un certain temps.
Le scénario...
Point déplorable du jeu : il est presque nihiliste ! Il est vide, et on trouve plus un prétexte à voir ces trios qu'une histoire; alors que le 2 et le 1 de Sonic Adventure proposaient un scénario dévastateur, gigantesque et incroyable, Heroes n'a pas d'originalité; il ne permet qu'aux anciens joueurs de Sonic 1 de retrouver leurs vieilles "histoires". Pour moi, c'est un scénario de film porno : y en a un, mais il est faux.