<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>L&apos;archer po&#xe8;te</title><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/</link><description>Nous regroupons en ce lieu les diff&#xe9;rents textes de diff&#xe9;rents auteurs, exprimant diff&#xe9;rentes &#xe9;motions et en faisant ressentir diff&#xe9;rentes sortes.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 15 Nov 2009 05:02:36 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>La crise</title><dc:creator>Mytho Man</dc:creator><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2009/04/08/13309422.html</link><comments>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2009/04/08/13309422.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://auteurduneheure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13309422/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2009/04/08/13309422.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;est la crise : les auteurs de ce blog ont &#xe9;t&#xe9; mis &#xe0; la porte de leur domicile. John Craft est actuellement dans les rues de Paris, cherchant du bois pour se chauffer. Merci de lui envoyer vos dons &#xe0; mon adresse.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 08 Apr 2009 12:07:44 GMT</pubDate></item><item><title>Mots-cl&#xe9;</title><dc:creator>John Craft</dc:creator><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/12/31/11914341.html</link><category>Autres</category><comments>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/12/31/11914341.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://auteurduneheure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11914341/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/12/31/11914341.html</guid><description>&lt;p&gt;En passant sur le site de Linkicaro et Lewiscrook (une amie et la sienne, que je ne connais h&#xe9;las pas encore), j&apos;ai vu leur r&#xe9;capitulatif de mots-cl&#xe9;. Ben j&apos;ai voulu voir les n&#xf4;tres, et je fais une s&#xe9;lection des plus... particuliers...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;viol&#xe9;e &amp;quot;il m&apos;a oblig&#xe9;e &#xe0;&amp;quot;&lt;br /&gt;est ce quon peut archer les cheveux blanc&lt;br /&gt;j&apos;embarque des mormons&lt;br /&gt;fouille commissariat&lt;br /&gt;et j&apos;essaierai de voir si &#xe7;a vaut le coup d&apos;&#xe9;diter. je ne suis plus tr&#xe8;s pr&#xe9;sent sur ce blog, vu que je n&apos;ai plus trop ni l&apos;envie d&apos;y poster, ni celle d&apos;y repasser. En plus j&apos;ai un projet de site (vrai site) avec une amie, donc bon.&lt;br /&gt;Bonnes f&#xea;tes quand m&#xea;me !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 31 Dec 2008 00:14:20 GMT</pubDate></item><item><title>Canalbloguiens, en vacances ?</title><dc:creator>Mytho Man</dc:creator><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/09/17/10611983.html</link><comments>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/09/17/10611983.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://auteurduneheure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10611983/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/09/17/10611983.html</guid><description>&lt;p&gt;Ouh l&#xe0;, &#xe7;a fait une plombe que personne n&apos;a post&#xe9; ici... Pourtant, les vacances scolaires sont termin&#xe9;es ! Et oui, les petits, le temps est venu de reprendre le chemin des salles de classe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, profitons de cette page pour parler d&apos;une s&#xe9;rie qui me tient &#xe0; coeur ; j&apos;ai nomm&#xe9; : Daria.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un premier site de r&#xe9;f&#xe9;rence : &lt;a href=&quot;http://www.daria-fr.net/persos.htm&quot;&gt;http://www.daria-fr.net/persos.htm&lt;/a&gt; = Plan&#xe8;te Daria&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est Daria, et quelle est cette s&#xe9;rie bizarro&#xef;de ? me demanderez-vous. Daria est une jeune lyc&#xe9;enne qui d&#xe9;barque dans une ville pourrave, dans le premier &#xe9;pisode, et le spectateur aura la chance de suivre cette jeune fille exceptionnelle et cynique &#xe0; souhait jusqu&apos;&#xe0; la fin de son lyc&#xe9;e (d&apos;o&#xf9; le titre du dernier &#xe9;pisode). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M&#xea;me si les graphismes ne sont pas de la derni&#xe8;re g&#xe9;n&#xe9;ration, un auditeur avis&#xe9; ne pourra qu&apos;aimer une telle s&#xe9;rie - h&#xe9;las, d&#xe9;j&#xe0; finie - avec beaucoup d&apos;humour sur le monde moderne qui nous entoure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, enjoy.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 17 Sep 2008 08:43:25 GMT</pubDate></item><item><title>Voltaire, encore toi ?</title><dc:creator>John Craft</dc:creator><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/08/19/10284900.html</link><category>Citations</category><comments>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/08/19/10284900.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://auteurduneheure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10284900/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/08/19/10284900.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Quoi q&apos;uil y ait beaucoup de livres, croyez-moi, peu de gens lisent; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 19 Aug 2008 15:39:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tudieu</title><dc:creator>John Craft</dc:creator><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/20/9982862.html</link><category>Nouvelles, textes</category><comments>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/20/9982862.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://auteurduneheure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9982862/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/20/9982862.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;
Je marchais seul dans la rue. Cette soir&#xe9;e, aussi sombre
qu&apos;habituellement, m&apos;apparaissait aussi triste, &#xe9;galement. J&apos;&#xe9;tais
seul. Je me baladais dans une rue que je ne connaissais pas –j&apos;allais,
simplement, sans m&#xea;me regarder les diff&#xe9;rents panneaux ou magasins
pourtant nombreux. &lt;br /&gt;
- Salut, mon chou. Tu vas bien ?
&lt;br /&gt;
Je me retournai sur une plantureuse et gracieuse jeune femme, qui m&apos;&#xe9;blouit imm&#xe9;diatement.
&lt;br /&gt;
- Ah ! dame, c&apos;est bien &#xe0; moi que vous vous adressez ?
&lt;br /&gt;
- Ben… ouais…
&lt;br /&gt;
- Quelle joie ! Qu&apos;une enfant aussi pure et splendide que vous daigne
m&apos;apostropher, vous n&apos;imaginez pas quel bonheur cela engendre en moi !
J&apos;ai un bien pi&#xe8;tre visage, il m&apos;est alors peu habituel de rencontrer
d&apos;aussi fabuleuses damoiselles ! &lt;br /&gt;
- Ah, vraiment ? fit-elle, &#xe9;coutant &#xe0; moiti&#xe9;, se tournant d&apos;ailleurs vers une femme passant : Tiens, salut Sophie !
&lt;br /&gt;
- Oh, oui ! r&#xe9;pondis-je, ignorant son d&#xe9;sint&#xe9;r&#xea;t. Mais vos douces
paroles, prononc&#xe9;e par une si douce voix, m&apos;emplissent d&apos;une sensation
de contentement incommensurable ! Il est bien &#xe9;vident qu&apos;un minois tel
que le v&#xf4;tre touche au cœur tout &#xea;tre, toute cr&#xe9;ature dou&#xe9;e de
sentiments; mais vous ne savez pas &#xe0; quel point la rose superbe que
vous &#xea;tes me pla&#xee;t et m&apos;&#xe9;merveille ! &lt;br /&gt;
- Mmh, mmh…
&lt;br /&gt;
- D&apos;ailleurs, sachez que des multiples corps qu&apos;il me fut donn&#xe9; de voir
dans ma vie, vous appartenez aux plus beaux, aux plus parfaits ! Votre
visage est si grandiose qu&apos;en un miroir, c&apos;est une rose que vous y
verriez ! Vos courbes sont si incroyables : d&apos;en fair le tour, on est
capable de faire durer ! Votre peau est plus tendre aux yeux que satin,
et plus d&#xe9;licat au toucher, j&apos;en suis assur&#xe9;, que porcelaine ! J&apos;en
suis b&#xe9;at, j&apos;en suis &#xe9;mu, tant vous m&apos;apparaissez divine et monumentale
! Puis m&apos;&#xe9;criant fortement : Dame ! &lt;br /&gt;
Elle sursauta, car elle avait cess&#xe9; d&apos;&#xe9;couter.
&lt;br /&gt;
- Hein ! Quoi ?
&lt;br /&gt;
- Je vous en supplie, permettez que je vous baise !
&lt;br /&gt;
Un silence l&#xe9;g&#xe8;rement froid et inqui&#xe9;tant s&apos;installa, mais je me
rass&#xe9;r&#xe9;nai en voyant un sourire &#xe9;clairer la d&#xe9;licieuse face de mon
ange. &lt;br /&gt;
- Bon, on y vient enfin… Tu mets le temps, toi, pour demander ces trucs
! Jamais rencontr&#xe9; un client comme toi… J&apos;ai pas compris grand-chose &#xe0;
ce que t&apos;as caus&#xe9;, au fait. Mais bon, c&apos;est cinquante euros pour un
passage sous les draps, et cent pour la totale. Tu montes ? &lt;br /&gt;
- Je… je… pardon ?
&lt;br /&gt;
Je ne compris pas vraiment ce qu&apos;elle venait de me raconter.
&lt;br /&gt;
- Ben quoi, mon chou, t&apos;as pas les moyens ?
&lt;br /&gt;
- S… si, mais… de quoi parliez-vous, &#xe0; l&apos;instant ?
&lt;br /&gt;
- Ben c&apos;&#xe9;tait bien de baise, que tu parlais, nan ?
&lt;br /&gt;
- Euh… certes, belle, mais… je parlais de votre main, moi…
&lt;br /&gt;
- Ah. Ah, OK !
&lt;br /&gt;
D&apos;un seul coup, elle saisit le sens de mon long monologue, et se tourna, surprise, vers sa coll&#xe8;gue. Puis, revenant vers moi :
- Ca fera cinq euros.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 20 Jul 2008 10:30:16 GMT</pubDate></item><item><title>Miroiter</title><dc:creator>John Craft</dc:creator><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/20/9982854.html</link><category>Nouvelles, textes</category><comments>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/20/9982854.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://auteurduneheure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9982854/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/20/9982854.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;
Je viens de me lever, et j&apos;ai vu ma m&#xe8;re –enfin, c&apos;est ce qu&apos;elle me dit.
&lt;br /&gt;
C&apos;est vrai que c&apos;est la premi&#xe8;re fois que j&apos;&#xe9;cris dans une sorte de
journal intime –enfin, je crois… Je m&apos;explique : je souffre d&apos;une
r&#xe9;tropathie nocturne, un trouble c&#xe9;r&#xe9;bral –et s&#xfb;rement psychologique
d&apos;apr&#xe8;s certains m&#xe9;decins, du moins c&apos;est ce que j&apos;ai lu dans les
r&#xe9;sultats qui sont affich&#xe9;s ostensiblement dans ma chambre, s&#xfb;rement
pour les rep&#xe9;rer chaque fois que je me r&#xe9;veille- qui cause un oubli
complet du pass&#xe9;. Complet, je ne me souviens d&apos;absolument rien. Tout
cela arrive d&#xe8;s que je dors.
&lt;br /&gt;Attention, je sais encore parler, &#xe9;crire, etc... ce sont des
notions, cela ne rel&#xe8;ve pas uniquement de la m&#xe9;moire, je crois. C&apos;est
en tout cas obligatoire, puisque j&apos;en suis encore capable. Et j&apos;ai
aussi une impression de d&#xe9;j&#xe0;-vu lorsque je revois ma maladie placard&#xe9;e
dans ma chambre, ou quand quelqu&apos;un m&apos;en reparle, c&apos;est aussi qu&apos;il y a
quelque chose d&apos;autre que m&#xe9;moriel l&#xe0;-dedans.
&lt;br /&gt;Pour faire court, d&#xe8;s que je vais dormir, j&apos;oublie absolument
tout. Je sais pas vraiment comment &#xe7;a marche, mais si j&apos;ai bien compris
en relisant, le sommeil serait &#xe0; l&apos;origine d&apos;un d&#xe9;r&#xe8;glement de mon
cerveau, car il tenterait de revenir en arri&#xe8;re, de r&#xe9;cup&#xe9;rer la
m&#xe9;moire quotidienne pour cr&#xe9;er des r&#xea;ves. Or, cette action lui ferait
consommer trop d&apos;&#xe9;nergie, ou je ne sais quoi, et il effacerait alors
les souvenirs de la veille. Et je ne r&#xea;ve pas, donc.
&lt;br /&gt;Ce handicap m&apos;emp&#xea;che d&apos;avoir un travail. Ma m&#xe8;re vient me visiter
quotidiennement –c&apos;est ce qu&apos;elle dit, et vu qu&apos;il y a encore une sorte
d&apos;habitude d&#xe8;s que je la vois, de reconnaissance, je pense que c&apos;est
elle-, et elle me rappelle alors pas mal de choses l&#xe0;-dedans. &lt;br /&gt;
Je vis seul, parce que je ne pourrais pas supporter de vivre avec quelqu&apos;un d&apos;autre, vu ce que quelqu&apos;un ne me supporterait pas.
&lt;br /&gt;
Ma m&#xe8;re m&apos;a conseill&#xe9; d&apos;&#xe9;crire une sorte de journal dans lequel
j&apos;enregistrerais toutes les informations sur cette maladie, pour avoir
acc&#xe8;s &#xe0; tout, et me rappeler le tout facilement et rapidement. J&apos;en
profiterai pour me parler, puisque je suis tout seul.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[…]
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(ici, on trouve de tr&#xe8;s nombreuses donn&#xe9;es m&#xe9;dicales et purement scientifiques)
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[…]
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Mon fr&#xe8;re est venu avec mon p&#xe8;re, aujourd&apos;hui. Ils avaient l&apos;air
assez joyeux. Mon fr&#xe8;re m&apos;a dit quelque chose d&apos;important : il va se
marier. Mon p&#xe8;re &#xe9;tait tr&#xe8;s content pour lui. J&apos;ai demand&#xe9; avec qui il
le ferait, il m&apos;a r&#xe9;pondu que c&apos;&#xe9;tait une certaine Susie. Et il para&#xee;t
m&#xea;me que je la connaissais, et qu&apos;on &#xe9;tait tr&#xe8;s proches. C&apos;est dommage
que j&apos;aie oubli&#xe9; tout &#xe7;a, il para&#xee;t que l&apos;amour est un sentiment
merveilleux. Mais d&apos;ailleurs, est-ce que &#xe7;a s&apos;oublie, un tel sentiment?
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[…]
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Je me suis r&#xe9;veill&#xe9; et j&apos;ai relu ce journal. J&apos;y ai tout de suite
cru, parce que je n&apos;ai pas fait de r&#xea;ve cette nuit, et surtout parce
que j&apos;ai l&apos;impression que c&apos;est vrai. &lt;br /&gt;
C&apos;est amusant ces sensations –enfin, amusant… &#xe9;trange? Toujours est-il
que &#xe7;a n&apos;arrive pas souvent. Ma maladie est extr&#xea;mement rare.
&lt;br /&gt;
Je sais ce que &#xe7;a fait de n&apos;avoir aucun souvenir. C&apos;est le meilleur moyen de n&apos;avoir aucun avenir.
&lt;br /&gt;Et ne pas r&#xea;ver, &#xe7;a change aussi la vie des gens? Est-ce que mes
sommeils vides sont aussi &#xe0; l&apos;origine de quelque chose de diff&#xe9;rent,
chez moi? Je crois que je suis plus fatigu&#xe9; que les autres, que je
manque cruellement d&apos;imagination et de fac&#xe9;tie. Mais quand on vit,
comme moi, avec une incapacit&#xe9; &#xe0; se souvenir, que peut-on faire
d&apos;autre?
&lt;br /&gt;Tout &#xe0; l&apos;heure, j&apos;ai regard&#xe9; un joli film. C&apos;&#xe9;tait tr&#xe8;s po&#xe9;tique.
D&apos;un seul coup, j&apos;ai eu envie de pleurer. Qu&apos;est-ce qui m&apos;a fait
ressentir tant de joie? Il y a quelque chose en moi, c&apos;est s&#xfb;r, qui
ignore la m&#xe9;moire, ou, pire, qui l&apos;a emmagasin&#xe9;e, ou a conserv&#xe9; des
instants primordiaux, faisant fi de mes probl&#xe8;mes c&#xe9;r&#xe9;braux. Est-ce que
ce serait possible? S&#xfb;rement, pourquoi pleurerais-je, sinon? Je ressens
encore des choses. Je suis triste quand je vois certaines choses, je
suis heureux quand j&apos;en vois d&apos;autres, je m&apos;en suis rendu compte
aujourd&apos;hui. C&apos;est donc que les souvenirs ne sont pas la seule chose
qui fait un Homme? Peut-&#xea;tre que je suis comme les autres, en fait…
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[…]
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Je viens de relire ce journal, et j&apos;ai pleur&#xe9;. Tout ce que j&apos;ai lu
me fait comprendre que &#xe7;a ne semblait pas trop me d&#xe9;ranger, en fin de
compte, cette situation, mais si. Pourquoi, en la red&#xe9;couvrant, sinon,
en ai-je souffert? Je suis tellement triste, j&apos;ai peut-&#xea;tre aim&#xe9; une
femme hier, couch&#xe9; avec une autre, tu&#xe9; quelqu&apos;un, sauv&#xe9; la vie d&apos;un
autre, et je ne le sais pas, je ne m&apos;en souviens pas. &lt;br /&gt;
Mais pourquoi ne r&#xea;v&#xe9;-je pas? J&apos;aimerais vivre ce que ces gens
racontent, cette capacit&#xe9; &#xe0; voler, &#xe0; jouir, &#xe0; mourir &#xe0; volont&#xe9;. Car on
n&apos;est jamais plus divin que dans nos songes. Mais je ne le serai
jamais. Je n&apos;aurai jamais la chance de devenir quelqu&apos;un de vraiment
heureux, puisque je ne peux pas d&#xe9;couvrir ce dont j&apos;ai envie –ce qui
est le r&#xf4;le m&#xea;me de tout r&#xea;ve, non? Je me demande ce que &#xe7;a peut faire
–rien qu&apos;un seul, m&#xea;me pas de sc&#xe9;nario, juste quelque chose… On dit
aussi qu&apos;on ne se souvient que de quelques uns, quelquefois, et
partiellement, m&#xea;me… Moi, je ne me suis jamais souvenu de quoi que ce
soit; et si j&apos;avais d&#xe9;j&#xe0; r&#xea;v&#xe9;, mais que j&apos;en avais oubli&#xe9; le contenu?
Peut-&#xea;tre que tout &#xe7;a, je le fais chaque nuit, mais que c&apos;est d&#xe8;s mon
r&#xe9;veil, seulement, que j&apos;oublie tout? Peut-&#xea;tre que chacune de mes
nuits se compose de vols, de phantasmes, d&apos;orgasmes, de meurtres, de
combats? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[…]
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&apos;est dur de ne pas se souvenir. Si &#xe7;a se trouve, hier, j&apos;ai rencontr&#xe9;
beaucoup de monde? Peut-&#xea;tre que j&apos;ai fait une f&#xea;te, que j&apos;&#xe9;tais trop
fatigu&#xe9; pour noter tout &#xe7;a, et que, donc, je suis all&#xe9; me coucher tout
de suite, oubliant du m&#xea;me coup tout ce qui avait compos&#xe9; la soir&#xe9;e?
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[…]
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;J&apos;en ai assez! Je n&apos;en peux plus! Qu&apos;est-ce que c&apos;est, cette vie
qui m&apos;emp&#xea;che de me souvenir? Je ne peux partir de rien, et je ne peux
donc pas partir du tout! Je ne vis pas, je revis constamment,
quotidiennement! Soi-disant on ne meurt qu&apos;une fois, autant que l&apos;on
na&#xee;t; je suis n&#xe9; autant que j&apos;ai v&#xe9;cu de jours! &lt;br /&gt;
C&apos;est insupportable! Je ressens un besoin tellement pressant d&apos;&#xe9;crire
tout cela, sur ce papier, sur ce journal! Qu&apos;est-ce qui m&apos;y force?
Quotidiennement, comme l&apos;indiquent les dates au-dessus de chaque
nouveau r&#xe9;cit, je me pousse &#xe0; le faire, sans savoir pourquoi! Qu&apos;y
a-t-il en moi qui m&apos;incite &#xe0; consid&#xe9;rer &#xe7;a comme n&#xe9;cessaire? J&apos;oublie
m&#xea;me que je suis malade! Ce n&apos;est qu&apos;un rappel de le lire! &lt;br /&gt;
Ce journal, en fait, est un miroir sur moi-m&#xea;me… je me vois dedans, je
me retrouve. Je vois qui je suis. C&apos;est pour &#xe7;a que j&apos;&#xe9;cris. Parce que
j&apos;ai peur de m&apos;oublier moi-m&#xea;me aussi.
&lt;br /&gt;Est-ce que &#xe7;a arrive aux gens normaux aussi? Je ne sais pas… Mais
j&apos;en ai assez de regarder un miroir. Ce n&apos;est pas ce que je miroite; je
miroite un &#xe9;cran, pas un reflet. Je veux revoir, pas voir; je veux
retrouver, pas d&#xe9;couvrir! Pourquoi dois-je continuellement faire face &#xe0;
des inconnus, &#xe0; l&apos;inconnu? J&apos;ai peur, j&apos;ai tellement peur, puisque je
ne connais rien! Chaque matin, je me r&#xe9;veille dans une chambre qui
n&apos;est pas la mienne, je me lave avec une brosse &#xe0; dents qui n&apos;est pas
la mienne, je mange dans une cuisine qui n&apos;est pas la mienne! Je suis
un nouvel homme chaque jour, je renais, je ne suis plus le m&#xea;me! Je
veux pourtant &#xea;tre constant, un jour! Le m&#xea;me! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[…]
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce soir j&apos;&#xe9;crirai juste que je ne veux pas &#xe9;crire. Je vais me coucher
maintenant, parce que j&apos;ai v&#xe9;cu, aujourd&apos;hui, pour la premi&#xe8;re fois,
quelque chose qui m&apos;emp&#xea;chera de rena&#xee;tre continuellement.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&apos;ai r&#xea;v&#xe9;! J&apos;ai fait un r&#xea;ve!
&lt;br /&gt;
C&apos;&#xe9;tait du rouge, du rouge, tout simplement. Des vagues, un souffle, on dirait, faisait onduler sa surface.
&lt;br /&gt;
Je ne sais pas ce que c&apos;est, je ne sais pas ce que &#xe7;a veut dire, mais c&apos;est un r&#xea;ve!
&lt;br /&gt;Je le sais, j&apos;en suis s&#xfb;r! J&apos;en ai la certitude! Quelque chose
l&apos;affirme en moi, ce n&apos;est pas mon imagination –je n&apos;en ai pas! Ni de
l&apos;espoir tortur&#xe9;! C&apos;est un r&#xea;ve!
&lt;br /&gt;Je me suis r&#xe9;veill&#xe9;, ce matin, avec cette image dans la t&#xea;te. J&apos;ai
&#xe9;t&#xe9; surpris, extr&#xea;mement surpris, ne sachant m&#xea;me pas pourquoi un r&#xea;ve
me surprenait. Puis j&apos;ai relu le journal, et j&apos;ai compris ce qu&apos;il y
avait de grandiose! J&apos;ai r&#xea;v&#xe9;, j&apos;ai r&#xea;v&#xe9;!
&lt;br /&gt;… et si demain j&apos;oubliais ce songe? Et s&apos;il ne me restait
qu&apos;aujourd&apos;hui?... Non, non ! Je l&apos;ai &#xe9;crit! Il est &#xe0; moi, maintenant,
je ne peux plus le perdre!
&lt;br /&gt;J&apos;ai r&#xea;v&#xe9;! C&apos;est un souvenir, c&apos;est s&#xfb;r, j&apos;ai v&#xe9;cu quelque chose!
C&apos;est oblig&#xe9;! Je ne sais pas quoi, je ne m&apos;en souviens pas, mais j&apos;ai
une bribe de mon pass&#xe9;! &lt;br /&gt;
Mais maintenant, pour la premi&#xe8;re fois de ma vie, je pense &#xe0; l&apos;avenir!
Car oui, maintenant que je peux commencer de quelque part auquel je me
raccrocherai, plus tard, je peux commencer tout simplement! Je veux
faire quelque chose, je veux devenir quelque chose, quelqu&apos;un, m&#xea;me!
Qu&apos;il m&apos;arrive une aventure!
&lt;br /&gt;Je n&apos;ai pas bien compris ce que j&apos;ai &#xe9;crit, hier, mais &#xe7;a ne fait
rien. Ca doit avoir un rapport avec mon r&#xea;ve, certainement, mais vu que
je n&apos;ai pas beaucoup &#xe9;crit –je me demande pourquoi, d&apos;ailleurs-, je ne
peux pas savoir ce qu&apos;il s&apos;est pass&#xe9;, exactement, et d&apos;o&#xf9; vient ce
rouge…
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&apos;ai refait ce r&#xea;ve!
&lt;br /&gt;Je me suis r&#xe9;veill&#xe9;, et j&apos;ai revu cette flaque rouge –oui, c&apos;est
une flaque rouge, je ne sais pas de quoi, mais j&apos;en suis s&#xfb;r! J&apos;ai
vaincu ma maladie! Partiellement –TRES partiellement, mais j&apos;ai r&#xe9;ussi
&#xe0; avoir un souvenir qui reste! Et &#xe7;a me restera toute ma vie, j&apos;en suis
s&#xfb;r!
&lt;br /&gt;J&apos;ai relu ce journal en me levant, et je me suis vraiment r&#xe9;joui.
Tout va bien, tout va bien! Hier, j&apos;ai enfin entrevu ce que c&apos;&#xe9;tait de
pouvoir se rappeler de quelque chose d&apos;ancien, m&#xea;me relativement; en
tout cas, plus ancien que d&apos;habitude!
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&apos;ai encore refait ce r&#xea;ve.
&lt;br /&gt;Cette fois, on voyait mon visage dans le reflet de cette flaque
rouge. C&apos;&#xe9;tait bien liquide, c&apos;est s&#xfb;r, vu que, comme un miroir, je m&apos;y
voyais. Et les vagues, c&apos;est quelque chose qui coule qui les cause. Je
ne sais pas quoi, mais peut-&#xea;tre qu&apos;encore plus de rouge tombe dans
cette flaque. &lt;br /&gt;
Je ne sais toujours pas ce que c&apos;est, par contre! Peut-&#xea;tre que cela me
reviendra? Peut-&#xea;tre que je m&apos;en souviens, en vrai, mais que je suis si
peu habitu&#xe9; &#xe0; me rem&#xe9;morer que cela me prendra du temps?... et bien
j&apos;attendrai! J&apos;attendrai, et je saurai!
&lt;br /&gt;La police m&apos;a appel&#xe9; il y a dix minutes. Ils m&apos;ont dit que mon
fr&#xe8;re est mort. Et l&#xe0;, j&apos;ai su tout de suite que la m&#xe9;moire n&apos;&#xe9;tait pas
la seule dans l&apos;amour qu&apos;on porte &#xe0; quelqu&apos;un, parce que j&apos;ai pleur&#xe9;.
Je ne me souviens pas de notre vie, de notre relation, pas m&#xea;me de son
visage, et pourtant je l&apos;aimais. Je l&apos;aime et il est mort.
&lt;br /&gt;Je suis dans le commissariat. J&apos;ai expliqu&#xe9; mon probl&#xe8;me aux
policiers, ils m&apos;ont cru et ont accept&#xe9; que je r&#xe9;dige r&#xe9;guli&#xe8;rement ici
pour me souvenir de ce qu&apos;il se passe. En fait, le probl&#xe8;me, c&apos;est que
c&apos;est s&#xfb;rement un meurtre –c&apos;est quelqu&apos;un qui a tu&#xe9; mon fr&#xe8;re. Mais je
ne peux m&#xea;me pas l&apos;aider, trouver le tueur, vu que je ne connais
personne.
&lt;br /&gt;
Si, il y a Susie! J&apos;ai relu le journal, j&apos;ai parl&#xe9; d&apos;elle, &#xe0; un moment! Je peux leur parler d&apos;elle!
&lt;br /&gt;En fait, la femme de mon fr&#xe8;re est d&#xe9;j&#xe0; mise &#xe0; l&apos;&#xe9;cart, elle n&apos;est
pas du tout coupable, m&apos;ont dit les policiers. Ils m&apos;ont pos&#xe9; plein de
questions sur ce que j&apos;avais fait, ce jour-l&#xe0;, mais je leur ai expliqu&#xe9;
que je ne pouvais pas me souvenir de quoi que ce f&#xfb;t, en leur prouvant
que j&apos;&#xe9;tais vraiment malade avec quelques papiers. Ils m&apos;ont cru, ils
&#xe9;taient gentils, en vrai. Ils ont l&apos;air d&apos;avoir compris ce que je suis.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Je viens de me r&#xe9;veiller dans le commissariat. Au d&#xe9;but, je n&apos;ai
pas bien compris o&#xf9; j&apos;&#xe9;tais, mais vu que j&apos;oublie tous les jours, ce ne
devait pas vraiment &#xea;tre diff&#xe9;rent de d&apos;habitude. Mais j&apos;ai tout bien
relu! Et j&apos;ai encore pleur&#xe9;, en d&#xe9;couvrant, de nouveau, la mort de mon
fr&#xe8;re. Et j&apos;ai encore fait ce r&#xea;ve, mais il n&apos;a pas chang&#xe9; depuis hier.
&lt;br /&gt;
J&apos;esp&#xe8;re que la police a retrouv&#xe9; quelque chose.
&lt;br /&gt;Ils m&apos;accusent! Ils disent que c&apos;est moi l&apos;ai tu&#xe9;! Ils n&apos;ont
retrouv&#xe9; aucune preuve contre moi, il n&apos;y a aucune trace d&apos;effraction
ou d&apos;empreintes, mais ils sont s&#xfb;rs que c&apos;est moi! J&apos;ai aim&#xe9; Susie, il
para&#xee;t, un jour –mais je ne sais m&#xea;me plus qui c&apos;est, &#xe0; part que
c&apos;&#xe9;tait la femme de mon fr&#xe8;re! Comment aurais-je pu en vouloir &#xe0; mon
fr&#xe8;re? Je ne peux pas l&apos;avoir tu&#xe9;!
&lt;br /&gt;Et si j&apos;&#xe9;tais bien le meurtrier? Je doute, d&apos;un seul coup, c&apos;est
affreux… Je ne sais pas, je ne sais pas! Ah, ne pas se souvenir emp&#xea;che
aussi de savoir, c&apos;est monstrueux! Je l&apos;ai peut-&#xea;tre tu&#xe9;! Mais pas pour
Susie, vu que je l&apos;ai oubli&#xe9;e! Alors pour quelle raison l&apos;aurais-je
fait?
&lt;br /&gt;
Mais j&apos;ai pleur&#xe9; quand j&apos;ai appris que mon fr&#xe8;re est mort… par amour! Et pourtant, lui aussi, je l&apos;oublie tous les jours…
&lt;br /&gt;J&apos;ai peur, j&apos;ai tellement peur de ne pas savoir qui je peux &#xea;tre,
et donc ce que je fais… Pourquoi est-ce que je dois vivre &#xe7;a ? Pourquoi
est-ce que dois supporter ce fardeau d&apos;ignorer mes agissements ?
&lt;br /&gt;Ca concorde parfaitement. J&apos;ai peu &#xe9;crit le jour de la mort de mon
fr&#xe8;re, le jour m&#xea;me. On peut facilement faire le rapprochement. Un tel
hasard serait &#xe9;trange, voire impossible…
&lt;br /&gt;J&apos;ai laiss&#xe9; la police lire le journal, j&apos;&#xe9;tais trop triste pour
les en emp&#xea;cher. Ils sont d&apos;accord avec moi : logiquement, on peut tout
de suite m&apos;accuser.
&lt;br /&gt;
J&apos;ai tu&#xe9; mon fr&#xe8;re. Pourquoi? Parce que j&apos;aimais Susie? Par jalousie, alors?... Peut-&#xea;tre, je ne sais pas, je ne sais plus…
&lt;br /&gt;Je crois que je viens de comprendre pourquoi j&apos;ai tu&#xe9; mon fr&#xe8;re.
Parce que je savais que je ne me souviendrais pas de ce meurtre. Que
j&apos;oublierais, que ce serait comme si je n&apos;avais rien fait. Et que donc
tout irait bien quand m&#xea;me. Mais, aussi, je vivrais, chaque jour, la
mort de mon fr&#xe8;re, de nouveau et je vivrai donc quelque chose. C&apos;est &#xe7;a
qui m&apos;a fait le tuer.
&lt;br /&gt;C&apos;est moi dans la flaque rouge. Et ce rouge, ce n&apos;est que du sang.
Le sang de mon fr&#xe8;re. J&apos;ai tu&#xe9; mon fr&#xe8;re, et je m&apos;en souviens. &lt;br /&gt;
Mon seul souvenir sera mon fratricide.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 20 Jul 2008 10:29:28 GMT</pubDate></item><item><title>D&#xe9;part - Far West</title><dc:creator>John Craft</dc:creator><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/20/9982845.html</link><category>Nouvelles, textes</category><comments>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/20/9982845.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://auteurduneheure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9982845/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/20/9982845.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Bon, moi j&apos;vais en vacances, donc pour vous faire patienter je vous mets quelques textes n&apos;ici !&lt;br /&gt;C&apos;est des nouvelles qu&apos;on m&apos;a demand&#xe9;es pour des p&apos;tits concours, de nouveau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;
- Personne ne bouge, m&apos;sieurs-dames.
&lt;br /&gt;
Le brigand s&apos;&#xe9;tait avanc&#xe9;, de fa&#xe7;on assez &#xe9;tourdie, semblait-il, et
divaguait presque. En effet, il avait ingurgit&#xe9;, avec ses deux
complices, de larges quantit&#xe9;s d&apos;alcool fort, qui les avait incit&#xe9;s &#xe0;
renflouer leurs fonds financiers; le meilleur moyen &#xe9;tait de poliment
demander une pi&#xe8;ce ou deux &#xe0; quelques riches bourgeois voyageant dans
la premi&#xe8;re classe de ce train. Bien entendu, comme il est reconnu que
les mendiants sont m&#xe9;pris&#xe9;s, il faudrait pousser le &amp;quot;client&amp;quot; &#xe0; accepter
la demande plus que l&#xe9;gitime de ces pauvres h&#xe8;res… avec quelques armes.
&lt;br /&gt;Il &#xe9;tait ais&#xe9; de s&apos;en fournir. Dans ce d&#xe9;cor d&#xe9;sertique,
sablonneux et br&#xfb;lant, les &amp;quot;cowboys&amp;quot;, ou tout simplement les hommes
&amp;quot;virils&amp;quot; de l&apos;&#xe9;poque, ne se baladaient jamais sans un six coups sur
eux. Il &#xe9;tait impossible pour eux de s&apos;imaginer sortir sans son
pistolet, alors qu&apos;oublier sa t&#xea;te leur apparaissait comme plus
plausible davantage.
&lt;br /&gt;- J&apos;veux pas vous faire mal, m&apos;dame… fit le plus petit &#xe0; une tr&#xe8;s
belle femme, effray&#xe9;e par ces gens arm&#xe9;s, et peu rassur&#xe9;e par leur &#xe9;tat
d&apos;&#xe9;bri&#xe9;t&#xe9; qui pourrait leur faire perdre leurs capacit&#xe9;s de r&#xe9;flexion,
et donc la ma&#xee;trise de leur arme.
&lt;br /&gt;
- T&apos;inqui&#xe8;te, nabot, r&#xe9;pondit sa voisine de si&#xe8;ge, j&apos;ai vu plus inqui&#xe9;tant qu&apos;un gros barbu trapu.
&lt;br /&gt;L&apos;homme qui les mena&#xe7;ait sembla perdre de sa &amp;quot;superbe&amp;quot;, jou&#xe9;e avec
talent malgr&#xe9; son alcool&#xe9;mie. Il se tourna vers ses deux fr&#xe8;res, qui
jouaient &#xe0; forcer une autre damoiselle –splendide, bien qu&apos;un peu
forte- &#xe0; lever, tr&#xe8;s progressivement, la soie qui couvrait ses jambes
fines et d&#xe9;licieusement f&#xe9;minines.
&lt;br /&gt;
- Eh, Gary, y a la dame, l&#xe0;, qui dit que j&apos;y fais pas peur… C&apos;est pas vrai, dis ? Dis-moi qu&apos;j&apos;fais peur !
&lt;br /&gt;- Rien que ta t&#xea;te elle fait peur, Jake, r&#xe9;pondit le grassouillet
du trio sans m&#xea;me d&#xe9;tourner son regard de la nouvelle lev&#xe9;e
affreusement embarrassante pour la jeune fille.
&lt;br /&gt;
Revenant vers la voisine qui l&apos;avait apostroph&#xe9; et insult&#xe9;, il la regarda avec une fiert&#xe9; perdue dans un œil torve.
&lt;br /&gt;
- Ha ! Gary il a dit que je faisais peur ! Tu t&apos;as tromp&#xe9; !
&lt;br /&gt;
- Je suis d&apos;accord avec ton fr&#xe8;re : t&apos;as vraiment une gueule &#xe0; rendre cardiaque un zombie.
&lt;br /&gt;
- Ouais, Gary il est super fut&#xe9; pour comprendre les gens, pas vrai Gary ?
&lt;br /&gt;
L&apos;int&#xe9;ress&#xe9; –tr&#xe8;s int&#xe9;ress&#xe9;, d&apos;ailleurs, &#xe0; l&apos;heure actuelle- marmonna simplement pour lui r&#xe9;pondre; cela suffit &#xe0; Jake.
&lt;br /&gt;L&apos;effront&#xe9;e, comme on pourrait l&apos;appeler, parce qu&apos;elle se
permettait d&apos;injurier ais&#xe9;ment quelqu&apos;un qui &#xe9;tait pr&#xea;t &#xe0; lui tirer
dessus s&apos;il consid&#xe9;rait que les trois clones se superposaient trop –en
gros, s&apos;il r&#xe9;cup&#xe9;rait de son attitude saoule-, &#xe9;tait assez grasse, sans
pour autant &#xe9;craser son si&#xe8;ge sous son poids. Son visage, peu avenant
et attirant, avait cette pin&#xe7;ure qui donne le sentiment, d&#xe8;s la
premi&#xe8;re rencontre, qu&apos;on ne pourrait s&apos;entendre avec elle. Les yeux
grin&#xe7;ants et per&#xe7;ants, elle en faisait jaillir des foudres envers
n&apos;importe qui pour n&apos;importe quoi. Misanthrope, Judy &#xe9;tait tout sauf
agr&#xe9;able avec les gens, et ces derniers le lui rendaient bien.
D&apos;ailleurs, elle &#xe9;tait contente d&apos;&#xea;tre moche : les gens beaux m&#xe9;ritent
d&apos;&#xea;tre remerci&#xe9;s, car ils nous offrent un spectacle merveilleux
gratuitement, et ce, parfois, au fruit d&apos;efforts importants de la part
de la belle personne; &#xe0; l&apos;inverse, on en veut par cons&#xe9;quent facilement
aux laiderons, car ils fonctionnent sur le plan de &amp;quot;je m&apos;en fous de mon
corps, vu que je m&apos;en fous de toi et donc de ce que tu peux en penser&amp;quot;.
Judy &#xe9;tait une fille consciemment contente d&apos;elle. Bien qu&apos;odieuse.
&lt;br /&gt;
- Si lui il est fut&#xe9;, je peux dire que l&apos;intelligence est pas g&#xe9;n&#xe9;tique, parce que tu m&apos;as tout l&apos;air d&apos;un con.
&lt;br /&gt;Faisant une moue triste, Jake se retourna de nouveau vers Gary;
mais il comprit, malgr&#xe9; ses facult&#xe9;s tr&#xe8;s l&#xe9;g&#xe8;rement atrophi&#xe9;es, qu&apos;il
&#xe9;tait trop &amp;quot;occup&#xe9;&amp;quot; pour l&apos;&#xe9;couter. N&#xe9;anmoins, il &#xe9;tait triste, parce
que la dame s&apos;&#xe9;tait moqu&#xe9;e de lui; Il lui tapota l&apos;&#xe9;paule, alors que la
culotte de la jeune fille &#xe9;tait quasiment visible.
&lt;br /&gt;
- Eh, Gary… la dame, l&#xe0;, elle m&apos;a trait&#xe9; de con…
&lt;br /&gt;
- Et encore, j&apos;ai &#xe9;t&#xe9; gentille, j&apos;aurais pu le traiter de lui-m&#xea;me. Ce qui aurait &#xe9;t&#xe9; vraiment m&#xe9;chant.
&lt;br /&gt;L&apos;ambiance dans le train &#xe9;tait tendue : d&apos;un c&#xf4;t&#xe9;, les victimes qui
attendaient d&apos;&#xea;tre d&#xe9;poss&#xe9;d&#xe9;es; de l&apos;autre, les obs&#xe9;d&#xe9;s qui
patientaient de fa&#xe7;on hypocritement choqu&#xe9;e la lev&#xe9;e du rideau f&#xe9;minin;
et enfin, ceux qui priaient pour que les mani&#xe8;res peu convenables de
Judy ne portassent pas pr&#xe9;judice &#xe0; l&apos;humeur actuellement agr&#xe9;able et
donc relativement peu dangereuse des brigands.
&lt;br /&gt;Mais Gary ne se retourna m&#xea;me pas, alors que Norman, le dernier
des trois, bavait pleinement en esp&#xe9;rant deviner la couleur des
sous-v&#xea;tements de la petite –jaune ? violette ? ou plut&#xf4;t blanche,
c&apos;est tellement plus joli…
&lt;br /&gt;
- Garyyyy ! geignit Jake.
&lt;br /&gt;
- Tu m&apos;&#xe9;nerves, j&apos;ai pas le temps, l&#xe0; !
&lt;br /&gt;
- Mais… mais elle m&apos;a trait&#xe9; de con…
&lt;br /&gt;
- Ben descends-la, et l&#xe2;che-moi, quoi !
&lt;br /&gt;
- Mais… Mais Gary, je peux pas la tuer…
&lt;br /&gt;- S&#xfb;r, il est tellement fait qu&apos;il serait capable de rater une
cible autant qu&apos;un parkinsonien avec un lance-pierre, maugr&#xe9;a Judy.
&lt;br /&gt;- Mais cesse de faire ta chochotte, cracha l&apos;a&#xee;n&#xe9; en attrapant le
col de Jake, &#xe9;nerv&#xe9;. Tu vas pas me dire que t&apos;as peur de trouer une
vieille peau ?
&lt;br /&gt;
- Dis donc, pauvre tache !
&lt;br /&gt;- Non, Gary, ce… C&apos;est pas &#xe7;a… C&apos;est juste que tu m&apos;as dit qu&apos;on
avait pas besoin de charger nos armes parce qu&apos;elles faisaient peur
m&#xea;me vides, alors… Je les ai pas charg&#xe9;es, moi…
&lt;br /&gt;
Gary, d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9; par la b&#xea;tise ivrogne de son cadet, se gifla le front, attendant l&apos;assaut…
&lt;br /&gt;… qui ne survint que d&apos;un c&#xf4;t&#xe9; : la &amp;quot;vieille peau&amp;quot; avait r&#xe9;pliqu&#xe9; &#xe0;
cette insulte avec un coup de poing immense, qui arracha une dent
jaunie par le manque d&apos;hygi&#xe8;ne de la m&#xe2;choire de l&apos;homme. Les deux
fr&#xe8;res –l&apos;un essuyant sa bave, l&apos;autre craignant des repr&#xe9;sailles-
assist&#xe8;rent alors sans comprendre &#xe0; des fracas impressionnants… de la
part de cette femme qui s&apos;acharnait monstrueusement sur un brigand
faible et d&#xe9;sarm&#xe9;
&lt;br /&gt;Il fallut les s&#xe9;parer, et on eut beaucoup de mal, car on e&#xfb;t dit
que le sang avait coll&#xe9; ces deux personnes tant Judy agrippait son
opposant –qui n&apos;opposait pas beaucoup, d&apos;ailleurs. En y parvenant, on
mit les menottes aux trois hommes, les donna au sh&#xe9;rif &#xe0; la gare
suivante, et f&#xe9;licita la dame.
&lt;br /&gt;- Sinc&#xe8;rement, tr&#xe8;s ch&#xe8;re, fit le maire de la ville o&#xf9; s&apos;&#xe9;tait
arr&#xea;t&#xe9;e la plupart des voyageurs, admiratifs devant le courage dont
elle avait fait preuve durant l&apos;attaque, je vous signifie tout mon
respect. J&apos;ai entendu les r&#xe9;cits de votre arrestation, et elle est
grandiose. &lt;br /&gt;
Souriant, il ajouta avec ironie, demeurant en r&#xe9;alit&#xe9; admiratif :
&lt;br /&gt;
- Cependant, admettez que vous avez eu de la chance : ils auraient pu penser &#xe0; charger leurs armes. Vous &#xea;tes tr&#xe8;s fortun&#xe9;e !
&lt;br /&gt;
En entendant cela, Judy se tourna vers le vieillard avec un regard incr&#xe9;dule.
&lt;br /&gt;
- Me dites pas qu&apos;ils ont &#xe9;t&#xe9; assez d&#xe9;biles pour…
&lt;br /&gt;
- Que dites-vous ?
&lt;br /&gt;
-… je disais que j&apos;&#xe9;tais pas au courant, moi. J&apos;ai tap&#xe9; parce qu&apos;il le
m&#xe9;ritait, mais je savais pas du tout que leurs armes &#xe9;taient vides.
&lt;br /&gt;Puis, grognant par la foule qui s&apos;amassait autour d&apos;elle, elle
bouscula plusieurs personnes, et s&apos;en alla en criant &#xe0; l&apos;adresse du
politicien :
&lt;br /&gt;- Si y a une r&#xe9;compense, je viendrai la chercher, hein, vous
inqui&#xe9;tez pas. Mais l&#xe0; j&apos;ai &#xe0; faire –pousse-toi, sale gosse !
hurla-t-elle &#xe0; une petite fille qui gambadait devant elle alors qu&apos;elle
passait avec fracas.
&lt;br /&gt;
Il n&apos;y eut aucune r&#xe9;compense; on ne revit jamais cette h&#xe9;ro&#xef;ne d&apos;un jour.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 20 Jul 2008 10:28:45 GMT</pubDate></item><item><title>Bon anniversaire, le blog !</title><dc:creator>John Craft</dc:creator><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/11/9893290.html</link><category>Mises &#xe0; jour, infos</category><comments>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/11/9893290.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://auteurduneheure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9893290/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/11/9893290.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Eh bien oui, ce tr&#xe8;s cher blogounet f&#xea;te ses... ses trois ans, c&apos;est bien &#xe7;a ?&lt;br /&gt;Avec pr&#xe8;s de 14000 visiteurs depuis, ben... ^^ j&apos;suis content, puisqu&apos;en vrai j&apos;ai pu montrer ce que je voulais montrer.&lt;br /&gt;J&apos;ai suivi des d&#xe9;ceptions, quand m&#xea;me, comme le d&#xe9;part de nombreux tr&#xe8;s talentueux -Fozak (qui est revenu mais n&apos;a pas le temps d&apos;&#xe9;crire), Vaiana...-, et donc ben... apr&#xe8;s tout, il ne reste plus que moi et Mytho Man, si je puis dire ! &lt;br /&gt;Et avec &#xe7;a j&apos;ai encore oubli&#xe9; de demander aux diff&#xe9;rents membres s&apos;ils voulaient continuer &#xe0; en faire partie... -_- bon bah, j&apos;y penserai, j&apos;esp&#xe8;re ! ^^&amp;quot;&lt;br /&gt;Voil&#xe0;, sinc&#xe8;rement, j&apos;esp&#xe8;re pouvoir &#xe9;crire encore cent ans, si possible ! Vivre jusqu&apos;&#xe0; 118 ans avec tous mes moyens mentaux, &#xe7;a serait agr&#xe9;able, quand m&#xea;me, m&#xea;me si &#xe7;a me d&#xe9;plairait pas non plus de crever &#xe0; 50 ans pour ne pas risquer d&apos;&#xea;tre g&#xe2;teux, et pour faire partie de ceux qui &amp;quot;partent les premiers&amp;quot;, et donc sont &amp;quot;les meilleurs&amp;quot;...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 11 Jul 2008 17:20:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le quasi-noy&#xe9;</title><dc:creator>John Craft</dc:creator><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/04/9811383.html</link><category>Po&#xe9;sies, vers</category><comments>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/04/9811383.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://auteurduneheure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9811383/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/07/04/9811383.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Une nouvelle petite fable, &#xe9;crite depuis longtemps, que je recopie que maintenant.&lt;/font&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois hommes discutaient, marchand au bord d&apos;un fleuve.&lt;br /&gt;La veille, il avait plu : il fut un fort courant.&lt;br /&gt;Un enfant regardait son bateau -qu&apos;il s&apos;&#xe9;meuve&lt;br /&gt;Pour ce jeu, s&apos;il en f&#xfb;t, s&apos;av&#xe8;re attendrissant.&lt;br /&gt;Il se pencha, tomba, et cria au secours&lt;br /&gt;-La chance avait offert la vie sauve au gar&#xe7;on :&lt;br /&gt;Icelui s&apos;accrocha &#xe0; un branchage court. &lt;br /&gt;L&apos;un des hommes -expert car plus vieux- dit d&apos;un ton&lt;br /&gt;Rude et strict : &amp;quot;Qu&apos;il en meure ! On n&apos;aurait pas id&#xe9;e&lt;br /&gt;De sauver un fripon tel que ce gamin sot !&lt;br /&gt;Qu&apos;on plaigne ses parents plus m&#xea;me que l&apos;enfant !&amp;quot;&lt;br /&gt;Le second ne s&apos;&#xe9;coeure en entendant pleurer;&lt;br /&gt;Il ajoute : &amp;quot;Dis donc, il me semble plut&#xf4;t&lt;br /&gt;Qu&apos;on devrait lui apprendre &#xe0; &#xea;tre plus prudent&lt;br /&gt;Puis le sauver enfin, afin qu&apos;il le comprenne !&amp;quot;&lt;br /&gt;Il croyait &#xea;tre tendre, il n&apos;&#xe9;tait que patient.&lt;br /&gt;Le troisi&#xe8;me prit soin de ne montrer sa haine&lt;br /&gt;Envers les deux amis; il court, sauve l&apos;enfant, &lt;br /&gt;Et le remet &#xe0; terre. Il ajoute pour eux :&lt;br /&gt;&amp;quot;Voyez s&apos;il a appris, vous pouvez, maintenant ! &lt;br /&gt;Or, &#xe0; quoi bon le faire avec un enfant feu ?&lt;br /&gt;Vous pouvez enseigner, faites donc la morale !&lt;br /&gt;Faire b&#xe9;n&#xe9;ficier de sagesse n&apos;est mal;&lt;br /&gt;Mais avant d&apos;&#xe9;duquer, gardez l&apos;&#xe9;l&#xe8;ve en vie;&lt;br /&gt;Car le d&#xe9;g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;, c&apos;est celui qui p&#xe9;rit.&amp;quot;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Jul 2008 11:50:00 GMT</pubDate></item><item><title>Terme d&apos;ataraxie</title><dc:creator>John Craft</dc:creator><link>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/05/28/9357360.html</link><category>Po&#xe9;sies, vers</category><comments>http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/05/28/9357360.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://auteurduneheure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9357360/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://auteurduneheure.canalblog.com/archives/2008/05/28/9357360.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;J&apos;en parle &#xe0; mes amis, j&apos;en parle aux inconnus,&lt;br /&gt;Je parle d&apos;elle encor, quand les autres m&apos;oublient.&lt;br /&gt;Je parle de son corps, de ses courbes, sa face,&lt;br /&gt;J&apos;en parle et je m&apos;efface -hein ? Moi ? J&apos;en parle plus.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Patience, me dit-elle; eh, &#xe0; qui faire croire&lt;br /&gt;Une telle folie ? Demander &#xe0; N&#xe9;ron&lt;br /&gt;D&apos;attendre inspiration ? Demander &#xe0; la nuit&lt;br /&gt;De ne venir le soir ? Ou m&apos;oublier mortel !&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Que les gens ne croient pas que, en bon romantique,&lt;br /&gt;J&apos;exag&#xe8;re l&apos;amour et en fait mon pr&#xe9;nom !&lt;br /&gt;Figurez-vous que, moi, avant cette supplique,&lt;br /&gt;J&apos;ignorais le parcours menant &#xe0; la passion.&lt;br /&gt;De d&#xe9;couvrir alors que de tels sentiments&lt;br /&gt;Pouvaient atteindre encore, apr&#xe8;s autant de temps,&lt;br /&gt;Qui, de l&apos;ataraxie, souffrait sans le vouloir,&lt;br /&gt;Dit pourquoi je souris d&apos;enfin les entrevoir !&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 28 May 2008 14:30:14 GMT</pubDate></item></channel></rss>